

Le village Divéévo est le chef-lieu du district Divéévski situé à175 km de Nijni Novgorod. D`après la légende, Le tsar Ivan le Terrible a offert ces terres à Diveï Boutakov dont le village porte dorénavant le nom.
Il est impossible de se représenter un orthodoxe qui ne sache pas le monastère pour femmes Sviato-Troïtski Sérafimo- Divéévski. Tous les orthodoxes aspirent à y venir en pèlerinage, pour exprimer son adoration devant les reliques du père Sérafime, suivre en priant le sentier de la Sainte Vierge, plonger dans les sources saintes, obtenir de nouvelles forces physiques et d`esprit.

L`année 2006 a été d`une très grande importance dans l`histoire du monastère. C`était le 15-e anniversaire de sa renaissance, 180 ans de la communauté du Moulin et 300 ans de l`Ermitage de Sarov.
Ce sont les présages du père Sérafime qui s'accomplissent: les gens ne cessent pas de venir en pèlerinage au monastère rené, on bâtit de nouvelles maisons et des hôtels confortables, par exemple, l`ensemble hôtelier “Divéévskaïa sloboda” qui peut accueillir 126 personnes.
C'est tout réfléchi: l`hébergement, la visite des offices au monastère et des sources saintes, les itinéraires différents (monastère Sanaksarski, monastère de la Nativité de la Ste Vierge, ville de Témnikov (ancienne capitale de la Mordovie), villages Vyézdnoïé et Noutché, villes Arzamas et Mourome etc.

Il y a 300 ans que dans les bois profonds de Sarov, on a fondé le monastère qui se distingait toujours par son importance particulière et le mode de vie des moines très stricte. La vie monastique dans l’Ermitage de Sarov a pris un grand essor. Le monastère était réputé par ces traditions et les noms de ses saints étaient connus non seulement dans la région. C’est l’Ermitage de Sarov qui a donné au monde le Grand Saint – Notre Père, le vénérable Sérafime. Le père Sérafime a commencé à communiquer avec le peuple quand, selon l’ordre de la Sainte-Vierge, il est sorti de sa claustration sept ans avant son décès. La nouvelle sur Saint-Sérafime s’est répandue dans toute la Russie. Le père Sérafime vivait à Sarov et se préoccupait des sœurs de la Communauté religieuse de Divéévo qui avait été fondée à la fin du XVIII-e siècle par A.Melgounova, ou mère Aleksandra.

L’histoire du monastère a commencé par la construction de l’église de la Sainte-Vierge de Kazan (1767 – 1775) avec les petits autels de Saint-Nicolas et de Saint Diacre Stéphane. Melgounova, avec quatre sœurs converses, a organisé un monastère et le dirigeait sous les ordres des pères du monastère de Sarov (en 1940, l’établissement religieux a été fermé et réaménagé pour une école pédagogique, ensuite il a été utilisé comme local de stockage; en 1992, on a transmis le bâtiment au monastère renouvelé). La mère Aleksandra a vu dans le jeune moine Sérafime le continuateur de ses actes.
Après la mort de A.Melgounova (1789), la communauté continuait de vivre selon la règle stricte du monastère de Sarov. La fondatrice du monastère a été canonisée en 2001.
On estime que Divéévo est le quatrième gîte de la Sainte-Vierge. Les croyants vénèrent “le sentier de la Sainte-Vierge” le long duquel passent tous ceux qui viennent à Divéévo et, selon le testament de Saint-Sérafime, disent des prières à la Sainte-Vierge. En 1830, on a ajouté l’église de la Nativité de la Sainte-Vierge au parvis de l’église de Kazan (ici reposent les reliques de la vénérable nonne Aleksandra et des premières sœurs de Divéévo).

Sérafime a prédit l’importance particulière du monastère qui devait devenir la première Laure feminine dans l’histoire religieuse. Il était certain qu’il serait reposé dans ce monastère plusieurs années après. Comme on sait, les reliques de Sérafime de Sarov perdues dans les années 20 du XX-e siècle ont été retrouvées et transférées à Divéévo en 1991.
En 1861, la Communauté a été transformée en monastère Sérafimo-Divéevsky. Elisavéta Ouchakova, mère Maria, est devenue sa préceptrice. Elle dirigeait le monastère plus de 40 ans. En 1875, on a terminé la construction de la plus gtrande cathédrale, celle de Trinité, érigée d’après le projet de Tone (après la fermeture de la cathédrale en 1927, ce bâtiment servait de dépôt; en 1989 l’église a été rendue aux croyants et de nos jours, elle abrite les reliques de vénérable Sérafime de Sarov). Au début du XX-e siècle le monastère comptait plus d’une mille sœurs. La construction de la nouvelle cathédrale a commencé, mais l’église n’a pas été consacrée avant la révolution. A cette époque, le monastère représentait un ensemble architectural somptueux. Là, à l'intérieur, il y avait des cellules, une salle de repas, un hôpital, une école. En dehors du monastère, se trouvaient deux hôtels, un moulin, un château d'eau.

En 1927, le monastère a été fermé et au bout de dix ans les dernières de ses sœurs ont été déportées de Divéévo. Ce n’est qu’en 1989 que la cathédrale de Trinité a été consacrée et un an après, l’activité du monastère Sérafimo-Divéevsky a été renouvelée.
Outre le monastère, les pèlerins visitent d’habitude la source sainte de la mère Aleksandra (A.Melgounova). Elle se trouve de l’autre côté de la rue Oktiabrskaïa, derrière les maisons et la pharmacie. La source en l'honneur de l’icône de la Sainte-Vierge d’Iversk se situe en aval de la rivière Vitchkinza. Les sources Kazanski et de Pantéléïmone- guérisseur se trouvent dans la partie nord du village. A côté d’elles se dresse l’église de Kazan, le premier édifice religieux apparu après la fermeture du monastère.
Les agences touristiques organisent les voyages à la source de Sérafime de Sarov (15 km de Divéévo à la direction de Sarov, après le poste de police routière (1 km). Elle jaillit au pied de la colline couverte de sapins. A côté se trouve un ermitage.
GARE ROUTIÈRE. rue Oktyabrskaya. Tél. (83143) 4 22 37.