
MONASTÈRE NIKOLAÏEVSKI AMVROSSIEV DOUDINE

La date de la fondation du monastère reste inconnue, mais on retrouve sa première mention dans les chroniques de 1445. D`après l`inscription faite sur l`Evangile en parchemin qui appartenait au monastère Doudine, on peut conclure que vers 1408, celui-là était bien aménagé et se trouvait sous la direction d`un supérieur. On estime que le monastère devrait sa création au tsar Ivan le Terrible. Il est possible que sa fondation date des XIV-XV-e siècles, alors que les monastères Petcherski, Blagoveschenski ( de l`Annonciation) et Zatchateïski existaient déjà à Nijni Novgorod.
Le monastère porte quelques noms: le premier provient du nom de son fondateur et premier constructeur Amvrossi, le second reflète la retrouvaille de l`icône de St Nicolas sur la rive de l`Oka, juste à l`emplacement du futur monastère. Son troisième nom “Doudine” se rapporte au nom du village Doudeniev et de ses riches habitants les Doudine qui ont beaucoup contribué à sa construction.
Selon l`ancienne légende, depuis des temps immémoriaux, l`endroit pittoresque au bord de l`Oka servait aux pèlerins des monastères de Souzdal de lieu d`ermitage. Parmi ces ermites il y avait un ancien berger qui aimait jouer du chalumeau tout en contemplant la splendeur des étendues infinies d'au-delà la rivière. Et voilà qu`un jour le prince et sa drougine (détachement dans l'ancienne Russie) allant en bateau le surprirent. Ensorcelé par les sons du chalumeau, le prince commanda de fouiller dans les environs pour déterminer leur nature. Après la découverte de la modeste chapelle et des pieux et pour récompenser le vrai talent du musicien, ordonna-t-il la construction de l`église en bois dans ce bel endroit et la prénomma “Doudine” (en russe, “douda” signifie “chalumeau”).
D`après une autre légende, c`était le tsar Ivan le Terrible qui lors de sa campagne se dirigeant vers Kazan, passa le long des bords de l`Oka (ce qui est en fait prouvé par les documents historiques). Arrêté sur la rive droite, dans ce coin paisible pour y passer la nuit avant la longue et dure campagne, l`armée du tsar s`endormit. Seul Ivan le Terrible avait du mal à s`endormir tourmenté par de mauvais pressentiments. Le matin, à peine assoupi, le tsar fut réveillé par le chalumeau du berger. Le pauvre berger paya de sa tête pour cette désinvolture (non sans raison le tsar portait le nom de Terrible!) Mais au retour, tout victorieux, le tsar Ivan se repentit de sa cruauté démesurée et ordonna la construction du monastère Doudine qu`il patronnait tout au long de sa vie.
Aux XV-XVI siècles en possession du monastère se trouvaient de vastes terrains de deux rives de l`Oka. Jusqu`en 1764, l`année de sa fermeture, il renfermait dans ses annales les chartes des tsars Ivan le Terrible et Fiodor Ioannovitch et deux chartes de Vassili Chouyski consernant le bien patrimonial de Nijni Novgorod et de Vladimir.
Les moines aprovisionnaient les alentours de balyk (dos d'esturgeon salé et séché), caviar, miel, cire, fourrure. L`agriculture sur les terres du monastère était interdite. Même de nos jours, ces endroits se distinguent par d`énormes pins et chênes, les environs de Jelnino, Doubény et Arapov gardent ces vestiges du passé monastique.
Dans les années 1570, l`époque de guerre, le monastère tombe dans l'abandon, mais vers la fin du siècle, il se ranime, se réconstitue, on voit apparaître quelques nouvelles constructions. Au XVII-e siècle, il est entouré du mur fortifié d`un mètre en épaisseur et presque trois mètres de haut qui protège bien l`édifice principal en pierre - l`église de l`Assomption avec le petit autel chauffé consacré à St Nicolas. Cette église est construite en 1677 sur l`emplacement de l`ancienne en bois. On peut toujours voir ses vestiges sur l`emplacement de l`ancien monastère. Au XVII-e siècle il y avait encore une église, pas chauffée, consacrée à l`icône de Ste Vierge de Vladimir. A côté de l`église de l`Assomption se dressait le plus ancien bâtiment en pierre, le clocher daté de 1593 au temps du supérieur Iéfimi. Les constructions du XVII-e siècle se composaient de cellules d`archimandrite en pierre, entrepôt, fournil, cuisine et cellules de moines de cinq personnes.
L`histoire du monastère compte cinq siècles de joies et peines partagées avec le pays. Sergui Radonejski y a fait halte lors de son pèlerinage à Nijni Novgorod. Comme trace de son séjour, le monastère a soigneusement gardé l`Evangile écrit par le précepte du Père. Depuis 1677, par l`ukase (décret) du tsar Fedor Alekséevitch, le monastère est passé à la maison de patriarche et puis il est devenu le Monastère de la maison de synode. Les dernières années de son existence, il était subordonné au diocèse. Son destin a été decidé en 1764 quand il était fermé “faute de moyens d`entretien”. Sur l`autre rive de l`Oka, juste en face du monastère est situé le centre hôtelier moderne “Tchaïka”.
Centre de poterie et musée de céramique moderne
Selon la légende, cet art a apparu grâce aux premiers colons venus de Novgorod parmi lesquels il y avaient des potiers habiles mais aussi forgerons, brasseurs et tonneliers. De nos jours, cet artisanat est ressuscité grâce aux maîtres renommés de Bogorodsk Sergueï Zaroubine et Alexandre Tchernychev qui ont beaucoup fait pour que le Centre de poterie et le musée de céramique moderne soient ouverts. Là, vous pouvez acheter des souvenirs beaux, amusants mais aussi pratiques dans le ménage.
Monastère pour hommes Oranski
Situé dans l`est du district, le monastère est connu pour l`icône de la Sainte Vierge de Vladimir et d`Oransk qu`on estime miraculeuse.
Source curative
Après l`aménagement de la source en 2003 et la construction de la chapelle de St Vladimir, il est né le mouvement des églises de Russie “Retour aux sources premières”.